Absent des terrains depuis plusieurs mois, Fabrice Estebanez espère faire son grand retour ce samedi face à l'US Dax. Situation de l'équipe, forme physique, le centre carcassonnais nous dit tout ! Et il se confie même un peu sur l'homme qu'il est, loin du pré...
Il est possible que nous vous retrouvions samedi sur le terrain face à Dax. Vous avez été longtemps blessé. Que c'était-il passé ?
« Je me suis fracturé 3 côtes lors de la rencontre face à Auch la saison dernière. En match amical au mois d'août contre Bègles, 2 côtes se sont refissurées. Du coup, cela a nécessité une longue période de soins ».
- Comment allez-vous maintenant ?
« ça va très bien ! J'essaie de reprendre tout doucement, de récupérer ma condition physique. Je suis content de revenir, cela me manquait de participer aux séances d'entraînements ».
- Que vous inspire la situation de l'équipe à l'aube de cette 6ème journée de championnat ?
« Je crois qu'il ne faut pas trop avoir la tête dans le seau. Nous sommes sortis chez quatre gros du Top14. Le seul bémol c'est peut-être le match nul ici contre Castres. Mais l'an dernier, nous aurions perdu un match comme ça. Et là nous sommes revenus et nous avons même failli l'emporter. Je ne suis pas inquiet pour la saison. Nous savons que nous n'avons plus droit à l'erreur, où nous en sommes et ce que nous avons à faire ».
- Vous allez normalement faire partie du groupe choisi pour évoluer contre Dax. Que pensez-vous apporter à l'équipe ?
« Ce que je vais apporter ? Une grosse envie. Je patiente depuis un mois et demi et je compte apporter toute la rage que j'ai accumulée. Voir les copains perdre alors qu'ils donnaient tout m'a assez affecté. Je ne supporte pas la défaite et j'espère communiquer toute cette rage de vaincre qui est en moi ».
- Parlons de vous. Avez-vous un surnom ?
« Oui ! Mes coéquipiers étrangers me surnomment Fabzi ! ».
- Si vous n'étiez pas rugbyman, vous seriez ?
« Je serais sans doute devenu plombier. Car je ne suis professionnel que depuis 3 ans et c'était mon activité avant d'entrer dans le monde du rugby ».
- Quels sont vos centres d'intérêt en dehors du rugby ?
« J'aime beaucoup le golf. Sinon quand je ne joue pas, j'en profite pour rester avec ma famille. Durant la saison, je n'ai pas trop de temps à lui consacrer alors dès que je peux, je me rattrape ».
- Quel est votre exercice préféré à l'entraînement ?
« La douche quand c'est fini ! Après avoir bien transpiré ça fait du bien ! Non, sérieusement, j'apprécie de travailler sur des cellules d'actions, puis le travail de passes aussi. Je suis assez perfectionniste, donc chaque détail est important dans chaque mise en situation ».
- Et celui que vous détestez ?
« Nager ! Même si Bernard Faure nous emmène à la piscine pour diversifier notre cadre de travail, je n'aime pas ça. Je nage aussi vite qu'un caillou au fond de l'eau, ça m'énerve ! ».
- Quel position jouiez-vous quand vous étiez petit ?
« Quand j'étais à l'école de rugby, je jouais à l'ouverture. Mais en fait, j'étais un peu partout, je prenais tous les ballons, j'avais tellement envie de jouer ! ».
- Quel est votre lieu de vacances favori ?
(il réfléchit un moment) « Je n'en sais rien... Loin des stades ! Par contre, je peux vous dire que mon rêve serait de prendre des vacances aux Bahamas. Cette destination m'attire beaucoup ».
- Quel joueur admiriez-vous quand vous étiez petit ?
« Philippe Sella. J'adorais le voir jouer. Et même maintenant, je l'apprécie toujours. Mais je ne l'ai jamais rencontré ».
- Quelle est votre principale qualité ? Votre principal défaut ?
« Je vais répondre la même chose aux deux questions car cela peut être une qualité comme un défaut : je ne supporte pas de perdre, je l'ai déjà dit plus haut. C'est vraiment ce qui me caractérise. Alors cela peut être bien mais c'est aussi un gros défaut quand même ! »
- Si vous pouviez changer quelque chose en vous, ce serait quoi ?
« J'aimerais courir plus vite ! Et pourquoi pas rêver d'être aussi rapide qu'Usain Bolt, le champion olympique du 100 mètres ? Non, je plaisante, mais si je pouvais courir aussi vite que Paliss' (Alexis Palisson), ce serait déjà bien pour moi ! ».
- Et pour finir, dites nous : quelle est la dernière chose à laquelle vous pensez avant d'entrer sur le terrain ?
« Je pense à tout donner. Il est hors de question que je sorte du terrain avec des regrets. Alors si j'ai tout donné mais que l'on perd, ça fait un peu moins mal même si je vais râler car j'ai horreur de perdre... Et je pense aussi à ma femme, à ma fille, à ma famille. Je me dis que je vais essayer de les rendre fiers de moi ».